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Jacques Tshimbalanga : «L’accès à l’éducation n’est rien, si la formation n’est pas de qualité»

Coordonnateur de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous (Conept-RDC), Jacques Tshimbalanga s’investit beaucoup pour la promotion de l’éducation en République démocratique du Congo.

Diner de plaidoyer avec les décideurs de la province de l’Equateur: la question de la multiplicité des frais de scolarité au coeur du débat

A la suite du lancement de sa campagne en faveur de l’abolition des frais de scolarité dans l’éducation de base, campagne qui a été lancé lors de la publication de sa note de plaidoyer,

Rapport EPT 2000 à:Les frais de scolarité ferment les portes de l’éducation de qualité aux enfants

DANS UN RAPPORT PUBLIE PAR LA CONEPT/RDC
Les frais de scolarité ferment les portes de l’éducation de qualité aux enfants
mardi 2 février 2016/journal Forum des As/n 5061/25è année

Pour une école protectrice des Droits de l’Enfant est un rapport précieux préparé en étroite collaboration entre la Coalition Nationale de l’Education Pour Tous en République Démocratique du Congo « CONEPT-RDC » et ActionAid DRC dans le cadre de la Promotion des Droits à l’Ecole (Promoting Right in School).

Résumé exécutif
« Pour une École Protectrice des Droits des Enfants en République Démocratique Congo : constats et défis » est un rapport élaboré sur base des données collectées de manière participative dans les territoires de Nyiragongo au Nord Kivu, Kabare et Idjwi au Sud Kivu et la Commune de Kisenso dans la ville province de Kinshasa.

Résumé des contributions de la Société Civile à la formulation de la stratégie sectorielle de l’Education et de la formation 2016 – 2025

Introduction

Nous, représentants des organisations de la société civile : Organisations Non Gouvernementales, Syndicats des Enseignants, Associations des parents d’élèves, sommes réunis dans le cadre de l’atelier de relecture et d’appropriation par la société civile de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation (2016-2025) du 28 au 29 juillet 2015 au Centre des Ressources des Enseignants de Kinshasa « CRECK ». Cet atelier s’est tenu à l’initiative de la Coalition Nationale de l’Education Pour Tous « CONEPT-RDC » en vue de consolider notre participation à la formulation de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation et d’analyser la lettre de politique éducative donnant les orientations et les options politiques clé devant guider la réorganisation et/ou la réécriture de ce document après l’évaluation préliminaire du Partenariat Mondial pour l’Education et les avis des Ministres de l’Education. Notons que cette rencontre se tient à la suite du Forum National sur les politiques et le financement de l’Education organisée du 09 au 13 mars 2015.
Nous avons pris note du statut de l’Éducation ¨Pour Tous (EPT) présenté dans le Rapport national de l’EPT complété par le rapport alternatif encours de la société civile, le Rapport d’Etat sur le Système Educatif National « RESEN 2014» et le rapport de la première revue du Plan Intérimaire de l’Education « PIE ».
Nous avons débattu et validé les contributions de la société civile au document de la stratégie sectorielle de l’éducation produit à l’issu du Forum précité et avons examiné la proposition de la lettre de politique éducative devant guider la réorganisation et la réécriture de la stratégie sectorielle.
Suite à nos délibérations de ces deux jours, nous avons adopté le présent document qui reflète les aspirations des organisations de la société civile au moment où le pays s’apprête à définir une nouvelle stratégie sectorielle que nous appelons de tous nos vœux.
Nous réaffirmons que l’éducation est un droit humain fondamental et un bien public par excellence. L’État a le devoir de fournir une éducation publique de qualité, gratuite et un apprentissage tout au long de la vie pour tous.
Cependant, nous sommes très préoccupés du fait qu’aujourd’hui au plan national 7,3 millions d’enfants et d’adolescents ne sont toujours pas scolarisés, tandis que la majorité de ceux qui sont scolarisés expérimente chaque jour le risque permanent de décrocher avant la fin de l’année scolaire à cause des lourdes charges financières qui continuent à peser sur les ménages pour la scolarisation des enfants. Cette situation engendre
et renforce d’importantes inégalités du point de vue de l’accès et de la qualité. Au moins 18 millions de personnes sont analphabètes, sur une population estimée à plus de 70 millions d’habitants.
Pour surmonter ces défis susmentionnés, la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025 doit reposer sur les droits, être holistique, avec une perspective d’apprentissage tout au long de la vie, tirant les enseignements de l’expérience de l’application du PIE (Plan Intérimaire de l’Education) et prenant pleinement en compte les objectifs inachevés de l’EPT afin de réaliser l’ambition de préparer les jeunes et les adultes à la vie et de relever les défis d’un Congo émergent à l’horizon 2030.
Nous nous félicitons du Projet de stratégie sectorielle 2016-2020, de la lettre de politique éducative y relative et de l’engagement du gouvernement à ouvrir plus d’espace à la participation de la société civile, garantie de redevabilité envers les citoyens. Demandons à cet effet que son contenu et celui du plan d’opérationnalisation à rédiger adhère au principe qu’ils ne donneront pas lieu à une régression de la perspective actuelle des droits de l’homme, du niveau d’ambition des cibles nationales, du diagnostique et des résultats du RESEN et que les recommandations du présent document seront prises en compte.

 

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Ouverture du forum mondial sur l’éducation à Incheon.La Coalition Nationale de l’Education Pour Tous en RDC représente la société civile de l’Education.

Comme annoncé par la Coalition Nationale de l’Education Pour Tous par son coordonnateur national Jacques Tshimbalanga lors de la conférence pré forum mondial organisé le 11 mai dernier dans la salle de réunion de l’Open Society Initiative for South Africa,  se tiennent du 18 au 22 mai à Incheon en Corée du Sud, le forum mondial de l’éducation, forum auquel la République Démocratique du Congo est officiellement représenté par une délégation ministérielle, tandis que la société civile y est représenté par la CONEPT.

Comme prélude à ce grand forum, il a été organisé le 18 et le 19le forum des ONGs auquel a pris part la CONEPT avec d’autres organisations de la société civile de l’éducation de plusieurs pays.

Pourquoi ce forum des ONGs ? Pour convenir d’une vision collective de l’agenda d’action de l’éducation post 2015 et formuler des stratégies sur l’engagement effectif au sein du forum mondial de l’éducation 2015, de partager les connaissances et analyses relatives aux propositions actuelles sur l’agenda de développement pour l’après 2015 et s’entendre sur la manière de soutenir la finalisation de l’agenda et des objectifs de développement durable en septembre 2015 et enfin de forger des engagements et convenir des stratégies pour la participation de la société civile à la mise en application et le suivi de l’agenda de l’éducation post 2015.

Sous la présence du Sous directeur Général pour l’Education de l’UNESCO, Monsieur Qian Tang, la première journée de ce forum a été axé sur les discussions des participants ,sur le projet de cadre d’action pour 2015-2030 et sur le projet de déclaration finale du forum mondial sur l’éducation 2015, ainsi que sur la question de savoir si ces documents répondent aux préoccupations de la société civile en ce qui concerne l’éducation post 2015, notamment les modalités de mise en œuvre et de suivi mondiales, régionales proposées. Les participants ont ensuite discuté et se sont convenu des messages et stratégies essentiels de promotion par la société civile.

Préoccupations et sujets d’intérêt des participants au forum

Cependant  au cour de cette première journée, l’analyse des projets de cadre d’action et de la déclaration finale a soulevé plusieurs sujets d’intérêt et des préoccupations. Il s’agit notamment des sujets d’intérêt suivants : l’étroitesse des indicateurs mondiaux et thématique actuels présentés au Forum mondial sur l’éducation 2015 et à New York ;  le financement de l’éducation ou aucune mention de la nécessité d’investir au moins 4à 6% du PIB dans l’éducation et d’y consacrer 15 à 20% des dépenses publique n’apparait  ;par ailleurs à ce sujet, un consensus s’est dégagé pour demander aux gouvernement de prendre l’engagement de consacrer au moins 6% du PIB et de 20% des dépenses publiques à l’éducation. Un autre sujets concerne la tendance croissante à la privatisation et au profit en matière d’éducation qui doit être stoppée, la réduction d’une éducation de qualité à de bonnes notes dans les tests standardisées étroits qui menace la promotion de l’éducation en tant que droit de l’homme, la participation de la société civile pour laquelle il faudrait prévoir des créneaux et procédures institutionnalisées de participation à l’élaboration des politiques de l’éducation, la tendance croissante à la pénalisation des actes des militants et mouvements de l’éducation dans de nombreux pays qui doivent être stoppée , la nécessité de reconnaitre les causes profondes des conflits et de contester l’augmentation des budgets qui portent atteinte à l’éducation, la nécessité de mettre l’accent sur le problème de la violence, notamment la violence fondée à l’école et aux alentours, le futur programme de développement durable qui doit promouvoir un paradigme du développement fondée sur les droits de l’homme, le bien être, la dignité, et la justice et enfin, l’indivisibilité des droits et la centralité de l’éducation dans le cadre de la promotion de l’ensemble du programme des ODD qui doivent être soulignées.

LA CONEPT