DANS UN RAPPORT PUBLIE PAR LA CONEPT/RDC:Les frais de scolarité ferment les portes de l’éducation de qualité aux enfants

DANS UN RAPPORT PUBLIE PAR LA CONEPT/RDC
Les frais de scolarité ferment les portes de l’éducation de qualité aux enfants
mardi 2 février 2016/journal Forum des As/n 5061/25è année

Les frais de scolarité excluent et ferment les portes de l’éducation de qualité aux enfants et aux adultes les plus vulnérables et issus des familles à faible revenu. C’est l’intitulé du rapport alternatif des progrès de l’éducation pour tous en RDC entre 2000 et 2015, présenté le week-end par la Coalition nationale de l’éducation pour tous en RDC (CONEPT/RDC). Cette plate-forme de la société civile pour l’éducation estime que donner une éducation primaire gratuite, l’alphabétisation et le rattrapage scolaire est un devoir, un droit inaliénable et un impératif pour l’Etat.

Le coordonnateur de la CONEPT/RDC est convaincu que la priorité à l’éducation de base impose une mobilisation des ressources à sa satisfaction. Pour Jacques Tshimbalanga, les institutions de la République devraient se rappeler à tout moment que l’Etat congolais avait promis d’allouer au moins 20% du budget national à l’éducation en 2010 et 25% en 2015. La CONEPT estime que le gouvernement doit matérialiser cet engagement politique.
Cependant, Jacques Tshimbalanga fait remarquer que la question enseignante doit rester au cœur des préoccupations : « Il convient de résoudre le problème des enseignants qui travaillent sans être payés et proposer une rémunération compétitive ».
En effet, la CONEPT/RDC pense que, pour accélérer l’impact de la politique de gratuité, le gouvernement doit notamment honorer l’engagement politique d’allouer à l’éducation au moins 25% du budget national au niveau actuel des recettes de l’Etat. Elle suggère aussi la maîtrise et l’abolition des frais de scolarité reconnus comme obstacle majeur à l’accès des enfants et des adultes à l’éducation.
Cette organisation de la société civile reconnait que la RDC a fait d’énormes progrès ces cinq dernières années. De 7,2% en 2010, la part du budget alloué à ce secteur a doublé. « Il est passé à 14,4% en 2015 », a fait savoir Jacques Tshimbalanga. « Cette augmentation n’a pas contribué à diminuer la charge des parents, ni à atteindre le niveau des engagements du gouvernement ».

DES AVANCÉES NOTABLES
Au terme de l’année 2015, l’éducation pour tous reste encore un objectif difficile à atteindre pour la RDC. Malgré cela, quelques objectifs ont connu un accroissement significatif. Il s’agit notamment de l’enseignement primaire universel qui a connu un accroissement accéléré, a indiqué le patron de la CONEPT.
Les effectifs sont passés de 5,4 millions à 13,5 millions de 2001 à 2014, soit un taux de croissance de 247,3%. Aussi, le taux brut de scolarisation s’est amélioré, de 64% en 2001/02, ce taux est monté à 106, 8% en 2013/04, a-t-il mentionné. Tandis que le taux d’achèvement du primaire est passé de 29% à 69,1% pour la même période ».
Enfin, ce rapport offre une opportunité cruciale aux activistes à l’éducation sur l’application du droit à l’éducation pour tous, afin de définir l’orientation de l’éducation pour la prochaine génération.
Mathy MUSAU